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lundi 4 octobre 2010

Un Brun de poésie

Mes enfants bonjour.
Vendredi 24 septembre, maison de la musique, Meylan. Le rideau se lève sur la première partie, qui restera anecdotique parce que beaucoup trop sucrée et servie par une jolie blonde qui joue beaucoup de son charme, mais visiblement elle a plus de charme que de talent (oui c'est gratuit mais bon, honnêtement, c'était gentillet comme musique mais rien ne m'a accroché l'oreille). Cette jeune fille s'intitule Fredika Stahl, et son myspace est ici si vous voulez vous faire une idée par vous même. Bref, ça se termine, et voici Ane Brun qui s'avance sur scène, seulement accompagnée de sa guitare et son anglais parfaitement intelligible. Et là, pendant une heure (pas plus, j'ai du quitter la salle au rappel, pour d'obscures raisons liées à l'arrivée d'amie à la gare, a-t-on idée d'arriver pendant les concerts, merde), on a pris des emBrun nordiques de plein fouet, des chansons apaisées, des chansons à houle, et une voix vraiment particulière, surtout sur certaines chansons terminées a cappella (notamment "Balloon Ranger"). Confirmation de ce que j'avais déjà vu au Cabaret Frappé il y a quelques années (elle était alors en compagnie d'un autre scandinave, Tobias Froberg), c'est vraiment chouette sur scène, on se sent happé, alors qu'elle est seule avec sa guitare (et quelle guitariste au passage); Seul bémol, le passage un peu "pop" au piano, qui personnellement ne m'a pas plu. Mais bon, ce n'est pas bien grave.
Son myspace pour aller vous dégourdir les conduits auditifs.

mercredi 1 septembre 2010

That's all folk


Mes enfants bonjour.
Comme je vous l'ai dit ce matin, c'est la reprise. Et c'est un moment qu'on aborde en douceur, pour s'acclimater au retour des contraintes de boulot. Et quoi de mieux pour sentir encore cette douce torpeur de vacances qui s'éloignent que Toma ? Toma, c'est un grenoblois qui se cache (c'est cela Toma, planque-toi) et qui cache surtout sa voix. Une voix qui est à la croisée de chemins entre Bob Dylan, Paul Kelly et Josh Rouse. Légèrement voilée sans être nasillarde. On sent la forte inspiration folk américaine, avec des chansons arpégées d'autres plutôt en accord mais toujours dans un courant calme. La chanson "Old Time Melody" est l'incarnation parfaite de Toma : une certaine nostalgie de la folk des années 60-70, où tout était sérénité et légèreté.
Alors voilà, si vous voulez profiter des derniers de rayons de soleil sur votre balcon ou allongé dans l'herbe, mettez vous Toma dans les oreilles. Et partez dans les bottes de foins du Wisconsin ou dans une vieille voiture bringuebalante sur une route sans fin, avec le soleil qui s'éloigne avec les vacances.

dimanche 22 novembre 2009

JiPé t'attache


Mes enfants bonjour.
Vendredi 20 novembre, salle des Rancy, Lyon 3ème.
JiPé Nataf en concert tout seul, enfin à deux.
Oui vous voyez qui c'est non ? Si je vous dit "Jodie" pour les maussades (oui, les plus vieux), "l'autre finistère" pour les plus jeunes, voire "Colore" ? Oui c'est bien l'ancien chanteur des Innocents qui se produit dans cette petite salle d'une centaine de places assises (on dirait une salle de ciné).
Il est accompagné d'un certain Ludo, qui fera alternativement les secondes voix, la basse, la guitare, les claviers et le banjo.
Déjà choc visuel (enfin j'y étais préparé, j'avais vu deux trois interviews du bonhomme), il a les cheveux méga longs, on dirait Francis Lalanne avec une calvitie. Et une méga barbe de dingue, on dirait celle de Demis Roussos. Bon là normalement vous devez être transi d'effroi à l'idée d'une personne hybride entre les deux personnages sus-cités.
Mais passons là dessus. Un petit set d'1h30 à la louche, avec quasiment l'intégrale de son nouvel album (que je recommande chaudement) et quelques morceaux de "Plus de Sucre", le précédent. Mais qu'une seule reprise des Innocents, "Un monde parfait". C'était vraiment soyeux comme set, même si on a senti qq tiraillements vocaux (il était visiblement grippé), j'ai pu découvrir les nouvelles chansons sur pied, m'étant refusé à écouter l'album avant pour ne pas avoir d'à priori. Voilà, c'est assez concis comme CR, mais jetez une oreille sur son album sur deezer. Et j'ai une préférence particulière pour "un jour sans erreur" et "seul alone".
Vous avez son myspace ici.
Bonne écoute !

mercredi 12 août 2009

The Shand must go on


Mes enfants bonjour.
Aujourd'hui il fait chaud, on suinte, l'ambiance moite des bars nous enivre d'une musique délicate à base de basse soyeuses et de vocalises soul, et nous propose de "Take a message". Derrière ce titre se cache un artiste du nom de Remy Shand. Alors il aurait pu laisser planer le doute sur ses accointances mais non, le gaillard a trouvé le moyen d'être signé par la Mecque de la soul : le label Motown. Oui, rien que ça. On ne sait pas grand chose de lui, en dehors du fait que c'est un musicien autodidacte surdoué, qu'il adore le funk et la soul. Rien de bien transcendant. D'après mes recherches sur le web, il devait sortir un second album en 2003, mais visiblement il a le syndrome Guns and Roses le petit.
Mais revenons à cet album sorti en 2002, "The way I feel". Pour la petite histoire, j'ai acheté l'album après avoir entendu 2-3 fois "Take a message". Je l'ai écouté une fois, puis remisé dans ma discothèque, n'ayant pas accroché plus que ça aux autres titres. Ce n'est que deux ou trois ans après que, curieux, je l'ai remis sur ma platine, et là la claque. Que des tubes sur cet album, dont le summum est pour moi "Burning Bridges". Une bonne musique, des basses groovy, des sons de synthé vintage, des cocottes. Allez hop un verre d'orangeade, un ventilo au plafond, une vue sur la mer et let the music play on.

lundi 27 juillet 2009

Je suis marri Joseph ?


Mes enfants bonjour.
Comme vous le savez sans doute, Joseph fait partie de la catégorie d'artistes que j'adule. Et il était donc impensable que je ne fisse pas le déplacement vendredi dernier (le 24 juillet) pour assister à un de ses shows lors du festival Cabaret Frappé à Grenoble. Et alors me direz vous, transis d'impatience ?
Eh bien je dois dire que ce fut un cran en dessous du concert de mars dernier à Lyon. La faute à une set list plutôt bourrine (ou du moins des morceaux réarrangés pour certains à la "wall of sound"), avec de surcroît un batteur relativement taquin avec ses peaux. Mais même si je lui en veux un peu, ce serait lui faire injure que de dire que ce concert était pourri. Les versions de In The Sun et de Invisible Hands, sans compter Black Lexus et autre Mexican Army (et j'en passe) ont largement rattrapé le reste.
Voilà, c'est court certes mais les oreilles parlent mieux que mes doigts, alors allez chinez quelques vidéos, et régalez vous.
A bientôt Joseph !

mardi 30 juin 2009

Heal the worms


Mes enfants bonjour.
Oui, c'est la période de la moisson pour la grande faucheuse. Sauf que là on prend un coup dans la gueule, parce que c'est une partie de notre jeunesse qui s'en va avec Michael. Eh oui, qui n'a pas tenté de danser Billie Jean sur le carrelage de sa cuisine mmm ? Et surtout, en dehors du record de disques vendus avec Thriller, il restera comme l'inventeur du Moonwalk et le promoteur du remontage testiculaire (oui oui, dans Bad). Pour moi c'est surtout deux morceaux avec des solos monstrueux, à savoir Beat It (avec Van Halen et Lukather) et Give it to me (avec Slash).
Et sa mort me conforte dans l'idée que les chasseurs sont vraiment des andouilles. C'est vrai quoi, ils étaient sensés buter la mère de Bambi, pas Bambi lui même....
Passe le bonjour à Freddy.
Et pour terminer la reprise de Billie Jean par Chris Cornell (ex-Soundgarden).

mercredi 27 mai 2009

Elle est là Diane



Mes enfants bonjour.
Aujourd'hui, je vais vous relater brièvement le concert auquel j'ai assisté hier soir au Transbordeur à Lyon : Alela Diane. Je perçois dans vos yeux écarquillés que vous ignorez qui est cette charmante personne. Je vous laisse aller vous dorloter les esgourdes sur son myspace, je vais pas tout vous mâcher non plus. Pour faire bref, elle produit un folk éthéré assez roots, porté par une voix assez envoûtante. Elle a sorti à ce jour deux albums, "The Pirate's gospel" puis récemment "To Be Still", aussi bon pour moi l'un que l'autre.
Mais revenons à ce concert. Je passerai sous silence la première partie, à laquelle je n'ai pas du tout accroché (faites vous votre opinion ici). Puis Alela est arrivée sur scène, les cheveux coupés à la garçonne (mais ça lui va très bien. C'était la minute Head & Shoulder). Et là je dois dire que les trois premières chansons m'ont fait craindre le pire (son père et le reste du groupe arrivant sur la troisième chanson), parce qu'elle s'est plantée à deux reprises sur des morceaux du second album. Bon ok, ça détend l'atmosphère, mais ça la fout mal, ce sont ses chansons à priori ^^. Bon ensuite le set s'est déroulé sans accroc, de façon assez tranquille. D'ailleurs je m'imagine bien l'écouter aux Vieilles Charrues, un morceau de paille dans la bouche allongé dans un champ. Quelle voix mes aïeux. Elle s'est payée le luxe de reprendre une chanson de Neil Young également, très réussie (laquelle ? Heart of Gold). Donc un concert à écouter les yeux fermés. Deux bémols cependant : un rappel plutôt court (deux morceaux, dont un Pirate's Gospel endiablé), à l'image du concert (1h30), et des arrangements sur les morceaux qui ne différaient pas de ceux présents sur ses deux disques. Le premier bémol s'explique sans doute parce qu'elle n'a fait que deux albums. Et à ce sujet, je suis assez d'accord avec ce que j'ai lu ça et là à propos de son deuxième album : il est très bien, mais va-t-elle réussir à se renouveler pour le troisième ?
On verra bien. En attendant, comme je suis sympa, je vous donne quelques liens de vidéos de ses morceaux :

White as Diamonds (To be still)
Tatted Lace (To be still)
Lady Divine (To be still)
Dry Grass & Shadows (To be still)
Oh ! My Mama (Pirate's gospel)
Pieces of String (Pirate's gospel)
Tired Feet (Pirate's gospel)
The Rifle (Pirate's gospel)

Bonne écoute !

lundi 8 décembre 2008

C'était si Chapman


Mes enfants bonjour.
Aujourd'hui je vais vous relater le concert auquel j'ai assisté vendredi soir à Lyon. C'était le concert de Tracy Chapman mais surtout de Joseph Arthur qui devait faire la première partie (suite à un nouvel album, que je chroniquerai un peu plus tard). Je vais donc commencer par Joseph. Et là à mon grand regret, je me dois d'être partagé. Parce que musicalement, c'était très bien, il était seul avec sa guitare et son harmonica et il a commencé par Mercedes :rhââââ lovely:. Oui mais cela ne fait pas tout. Parce que question relation publique, c'était le néant absolu. Déjà son accoutrement : écharpe et casquette vissée sur la tête, et les yeux vers les pieds (bon en même temps j'étais assez loin dans l'amphi, oui c'était un amphithéâtre de congrès). Il a à peine dit qui il était, assorti d'un bonsoir, 20 mn de show et cassos. Bon la salle n'était pas non plus venue pour lui (exception faite de moi), et çà se sentait un peu quand même. Je m'en fous, il part en tournée en 2009 avec son groupe, je le raterai pas. Voilà pour Joseph.
Passons à Tracy maintenant. Bon là encore surprise agréable : elle joue toute seule avec sa guitare. Je passerai sur les cris hystériques qui accompagnèrent son arrivée sur scène. Pour faire Pépin, la première partie de son show était assez pantouflard à mon sens (qui était fortement émoussé par la soirée labo de la veille). Puis vint une reprise de Ike et Tina Turner (elle même reprise d'un morceau de Creedance Clearwater Revival, merci Shura) et là, la claque sonore : quand elle pousse un peu sa voix, elle envoie pas qu'un peu la Tracy. Donc là déjà, la salle était en transe (moi excepté, ne me départissant jamais de mon flegme légendaire). Puis une reprise gospel inconnue. Et en guise de bouquet final, deux de ses tubes les plus connus, à savoir "Talkin' about a revolution" et "Baby I can hold you", le tout agrémenté d'un rappel tonitruant sur lequel elle demanda au public ce qu'il voulait qu'elle joue. Je passe sur les cris désespérés et les bastons de décibels pour imposer telle ou telle chanson. On s'en est tiré avec un "Telling stories" et une reprise de Bob Marley, "Get up Stand up".
Pour ce qui est de la partie technique, rien à dire, Tracy assure avec sa guitare. Mais le plus bluffant pour moi fut sans doute le passage où elle fit un morceau de blues à la guitare électrique. Respect.
Voilà, du coup ce concert va me faire me pencher un peu sur sa discographie que je ne connais que superficiellement.

mardi 16 septembre 2008

Goodbye blue Wright



Mes enfants bonjour.
En tant qu'apôtre de la bonne musique et pourfendeur de mouflon, je me devais de vous tenir informé de cette triste nouvelle : Rick Wright, le clavieriste aérien des Pink Floyd n'est plus. 65 ans c'est pas bien vieux. Encore une pièce majeure du rock qui s'en va. Ne reste plus que David (Gilmour) et Nick (Mason). Bon c'est un peu creux comme billet, je sais. Le jour où j'en aurai le courage, je ferai un récapitulacheveu de la discographie du Floyd. En attendant, délectez vous de ceci. RIP Rick.

mercredi 25 juin 2008

Philippe Haipreuve de Pairmis


Mes enfants bonjour.
Aujourd'hui, nous allons débuter les chroniques sur les artistes qui me tiennent à cœur et que je veux vous faire découvrir. Et le premier à être présenté est Joseph Arthur.
Ah Joseph, Joseph, j'aurai été fort marri (Joseph, Marie, vous suivez ?) de ne pas connaître tes œuvres musicales. J'ai su (Jesus Marie Joseph) dès les premières notes lors de la première partie de Ben le froussard (Ben Harpeur donc) que j'allais devenir à dents (accroc donc).
Alors comment définir Joseph Arthur ? Ben disons que sur la foultitude d'albums (18 au 8 juillet 2008 !!!) qu'il a sorti, on peut définir 3 ambiances. Les trois premiers, "Big City Secrets" (1996), "Vacancy" (1999) et "Come to where I'm from"(2000) sont plutôt acoustiques, avec une très forte proportion d'harmonica et de chansons délicates en arpèges. Indéniablement, le premier est mon préféré.
Viennent ensuite 4 EP un peu concepts (Junkyard Hearts I à IV en 2002), qui annoncent un changement de cap prévisible au vu du second concert que j'avais vu à Grenoble (où il se produisait seul, comme lors du concert de Ben le trouillard), à savoir l'utilisation de boucles et de samples dans ses compositions. Ce virage sera bien audible dans ses nouvelles livraisons ("Redemption Son" en 2002 et "Our Shadows Will Remain" en 2004), avec la disparition de l'harmonica et une forte baisse des chansons arpégées au profit d'harmonies vocales et de bidouillages électroniques qui peuvent parfois devenir pesants voire cacophoniesques si on reste accroché aux deux premiers albums. Oui mais voilà, c'est une des caractéristiques des albums de ce gars. Ce n'est pas être élitiste que de dire qu'il faut parfois du temps pour apprivoiser certains albums. C'est le cas pour certains albums d'Arthur, qui m'ont fait les laisser de côté avant de m'y replonger avec un peu de recul. Ce gars ne cherche pas forcément à faire de la musique qui plaît mais de la musique qui lui plaît. Oui, çà peut paraître démago de dire ce genre de choses mais c'est la cas. D'ailleurs pour finir là dessus, Arthur était jusqu'en 2002 sur le label prestigieux de Peter Gabriel, Realworld. Et lassé de devoir convaincre à chaque fois les financiers pour sortir ses albums, il en est parti pour signer sur un plus petit label, Vektor. Quelle intégrité.
Vient ensuite en 2006 l'album "Nuclear Daydream", qui renoue un peu avec l'esprit des premiers albums, il y a moins de bidouilles électroniques, l'album est un peu plus roots. Enfin tout çà est subjectif évidemment.
On en vient à la dernière mutation de Joseph, qui donna l'album "Let's just be" sorti l'an dernier. Sur cet album et la tournée qui s'en suivit, Joseph a un groupe. Et çà s'entend, c'est beaucoup plus "wall of sound" que ses précédents albums (pour ceux qui seraient réfractaires à ce genre d'expression, le "wall of sound" désigne souvent des groupes comme Oasis par exemple, dans le type de son utilisé, à savoir toutes voiles dehors). Et j'avoue que j'ai été assez déconcerté par l'album, mais surtout par le concert que des gens bien attentionnés m'ont offert en décembre dernier. Parce que du coup, ça envoyait sévère certes, mais il faut un sacré temps d'adaptation. J'ai eu l'impression qu'on perdait en intimité et en force sur certaines compositions reprises en groupe. L'album je l'ai depuis sa sortie, mais je me mets à l'écouter réellement que depuis peu.
Voilà pour le moment.


PS : certains albums n'ont pas été chroniqués, soit parce que je les ai pas encore écoutés, soit parce que je n'ai pas réussi à me les procurer :(
Et puis bon, cette chronique ne se veut pas exhaustive, je me garde le droit de revenir sur Joseph une fois les autres albums écoutés ;)

PS2 : comme je suis sympa, je vous mets des liens youtube avec à chaque fois le nom de l'album dont est tiré la vidéo. Bonne écoute !

Redemption Son
Come to Where I'm From
Nuclear Daydream
Let's Just Be
Our Shadows Will Remain
Vacancy
Big City Secrets

Un exemple de transformation d'une chanson de Come to Where I'm From


Les morceaux choisis sont purement subjectifs, et il y en a des tonnes d'autres. Mais je vous laisse fouiner si jamais çà vous plaît, bande d'assistés !