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mercredi 10 septembre 2008

Ovin Dieu


Mes enfants bonjour.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une étrange créature, dont la seule erreur fut d’être associée par votre serviteur à chaque évocation d’un choix culturel douteux, notamment en matière de musique. Oui, chers lecteurs assidus, je parle bien évidemment du mouflon. Et pourtant rien ne prédestinait ce fier quadrupède à servir de référent culturel. Mais voilà, c'est maintenant une chose établie. Ou alors une chose peut-être qu'il a en commun avec le bouc : l'odeur. Oui, car lorsqu'un morceau est bien nul, on dit aussi qu'il pue, que çà Alain (sent fort....). Oui, on peut donc écouter un truc qui pue, et sentir une musique moisie. Ce qui en revient à dire qu'on peut sentir avec les oreilles, et écouter avec le nez. Les grandes énigmes de la vie donc. Mais allons plus loin que ces basses considérations physiologiques. Comment définir par exemple que tel ou tel morceau "sent le mouflon" ?? Certains groupes ont pris les devants et se sont autoproclamés comme "mouflon approved", comme le groupe Korn. Car oui on se demande "Korn ? du mouflon". Je sais c'est à hurler de rire. Mais vos gueules, j'ai pas fini. Alors donc, c'est facile. Généralement on trouve donc des paroles mièvres du genre "tu es partie parce que tu m'as quittée" et des suites d'accords musicaux hypers éculés (ce n'est pas un mot grossier non). Un exemple ? Au hasard Kyo. Parce que bon à part les midinettes, personne ne Kyo génie en les écoutant. Alors bien évidemment, tout cela reste subjectif, et l'échelle du mouflon est assez variable d'un individu à l'autre. Et avant de recevoir dans ce blog une spécialiste du mouflon, je tiens à préciser une chose : ne pas confondre ringard attendrissant et mouflon. Par exemple, Johnny H. fait du mouflon. Pas Dave ou Mike Brant. Parce que le gros défaut du mouflon, et qui le différencie du ringard, c'est son assurance et sa faculté de se prendre au sérieux. Alors que Mike non par exemple. Bon c'est vrai il comprenait pas les paroles et il chantait en phonétique. Mais voilà quoi.

Mais sans plus tarder, recevons une éleveuse de mouflons, que nous allons appeler Semi-fourrure de mouton F., les intimes de cette personne se reconnaitront (facile, ils roulent tous en panda verte :D).


-Chère madame F, bonjour

-Bonjour Dr GC

-Merci d'avoir accepté notre invitation, et sans plus attendre je vous pose cette question qui me brûle les lèvres : d'où vous vient cette passion de l'élevage du mouflon ?

-Ben écoutez cela remonte à mon adolescence. Tout a commencé lorsque j'ai rencontré un ami très proche qui m'accompagna dans mes débuts.

-Et cette personne c'est donc Laurent B. ?

-Exactement, mais à l'époque nous étions adolescents, et je l'appelais Laurent Boutonneux.

-Bien. Et quels sont vos critères de sélection pour parfaire votre élevage ?

-Oh vous savez, nous ne sommes pas bien difficile. Nous nous bornons à vérifier la qualité de la fourrure.

-Donc si j'ai bien compris, vous vous entêtez à vous foutre de tout mais pourvu qu'elles soient douces.

-C'est un peu raccourci mais en gros c'est çà.

-Et comment avez vous convaincu Laurent de faire cet élevage ?

-Simple, je lui ai chanté "dessine moi un mouflon"

-Evidemment, imparable. Bien l'émission touche à sa fin madame F nous vous remrcions d'être venue dans notre émission, et que pouvons nous vous souhaiter pour l'avenir ?

(en chantant)- nous avons besoin d'un mouflon XXL !!

-Merci bonsoir !


Et pour illustrer tout çà, deux choses :

1 vidéo de Mr Manatane (Carlos, toi qui nous regarde, je ne considère pas ta musique comme du mouflon !)

et une de notre invitée :D


mardi 10 juin 2008

Un ringard de Lyon

Bon, voilà ce que je craignais est arrivé : créer un blog c’est bien beau, mais la nature ayant horreur du vide, on a tendance à le remplir souvent avec vent. Et là c’est ce que je m’apprête à faire.

Une commentatrice éclairée s’est permis de révéler au grand jour (enfin pour les deux personnes qui lisent ce blog) l’éclectisme de mes goûts musicaux. Et je me sens obligé de les justifier. Dont acte.

Mike Brant tout d’abord. Ah Mike, c’est comme çà que je t’aime, quand tu chantes en phonétique des chansons qui feraient passer Barbelivien pour Etienne Roda Gil. Avoir un album de Mike, c’est ma prière et elle fut exaucée lors d’une cérémonie que je garderai secrète. Bref cette musique me grise, je franchis le mur du son, je suis à Mike 6 (NDLR : oui, les jeux de mots bien laids seront monnaie courante ici, faudra vous y faire. Ou ne plus revenir !!).


Ensuite, Dave. Ah Dave, c’est l’exotisme, les tulipes, les sosies de Michael Douglas, les moulins. Bref c’est mon ami, que je surnomme Molette. Et lorsque je dévisse, il me prête ses clefs. C’est plus facile de resserrer tout çà avec les clés à Molette. Hem (il est évident que les jeux de mots de ce message sont expliqués à titre d’exemple. Ensuite il vous faudra faire preuve de sagacité pour les débusquer). Qui n’a jamais chanté Vanina ou cette chanson révolutionnaire sur le Ché Swann ? Hein hein ?

Enfin il y a le must, David Charvet. Qui permet de surprendre son auditoire lorsque vous décidez, guitare en main, de jouer « should I leave ». Les punkeux se lèvent, prêts à en découdre et en fait non, c’est une ballade sirupeuse avec un champ lexical aussi simple que celui des supporters de bases. En fait David, c’est un peu les Inconnus avec leur « chagrin d’amour », mais qui se prendrait au sérieux. Mais ne les écoute pas David. Moi je sais.

Voilà pour aujourd’hui !