jeudi 30 avril 2009

Besson et lumières


Mes enfants bonjour.
Oui je sais, cette attente fut interminable, comme en témoignent vos pauvres mains dépourvues d'excroissances kératinisées. Aujourd'hui, nous allons parler d'un magnifique film d'auteur datant de 1988, "Le Clandestin". Oui je vois vos yeux qui s'éclairent en faisant le lien entre le titre du billet et le nom du film.
Bref ce film est un monument du navet. Je suis pas certain qu'on puisse faire mieux (même si Crocodile 2 vaut son pesant de cacahuètes, mais nous aurons l'occasion d'y revenir). L'histoire est diablement simple : c'est l'histoire d'un chat de laboratoire qui s'échappe mais qui devient un chat mutant (voire un chat venimeux, j'ai envie de dire lol) du fait des expérimentations des méchants en blouse blanche. Méchants qui seront les premiers à subir son courroux et à perdre la vie donc. Mais comment diable les tue-t-il, ce charmant matou ? Ben en fait c'est une sorte de mix entre Hulk et Alien. Alien, parce qu'une horrible sous peluche sort de sa bouche au moment d'attaquer, et Hulk parce que la dite peluche ne daigne sortir que quand l'animal est tout stressé par des gens qui font rien qu'à l'énerver. Enfin, il a aussi son caractère hein, parce qu'il attaque quasiment tout le monde en fait. Alors je voudrai pas non plus tout dévoiler, mais certaines scènes sont cultes, le tout lié par un miaulement incessant tout le long du film. Un exemple ? La scène où deux nanas se font proposer une croisière sur un yacht d'un vieux lubrique véreux par le dit vieux, puis elles accostent deux gars (Rob Este, un monument du kitsch dans la coiffure et les fringues) en leur proposant à leur tour de venir sur le yacht. Le tout avec un troisème larron, barbu, pas sûr de lui, une bonne tête de geek. Bref leur pote, qui s'avère être biologiste. Bonjour les clichés ^^. Une fois sur le bateau (avec le chat, qui arrive dans les bras de la nana, mais ne cherchez pas la vraisemblance, le scénariste et le réalisateur ont sans doute fait un blind test des meilleurs herbes qui font rire en provenance de différents pays avant de se lancer dans le film), chacun se voit attribuer une tâche. Les 3 larrons en cuisine, et les deux nanas (plus pouf', tu meurs) sur le bord de la piscine. S'en suit alors une scène superbe dans les cuisines, digne d'un film du dimanche soir sur M6, où les filles arrivent en sussurant qu'elles trouvent qu'il fait chaud et commencent à chauffer les garçons. Enfin, pas le biologiste, qui préfère fuir que d'assister à une scène de luxure (qui n'apparaît pas à l'écran, faut pas déconner quand même). Ou encore cette scène où le vieux lubrique veut un peu forcer une des deux demoiselles à s'accoupler avec lui (faut voir dans quelle tenue cette dernière fait sa gym au moment où le vieux entre dans la pièce). Le prétendant régulier fait alors irruption dans la pièce pour sauver sa donzelle. S'ensuit une bagarre homérique qui sera stoppée par l'arrivée du bras droit du vieux (non il n'est pas en pièces détachées) qui, pour mettre fin au pugilat, tirera simplement une balle dans le bras du jeunot. On va pas s'encombrer de palabres, n'est-ce pas. Je finirai enfin par les conséquences d'une morsure de ce chat venimeux : grâce à des effets spéciaux à couper le souffle (logique, normalement vous suffoquez de rire depuis le début du film) et aussi grossiers qu'un JM Bigard en forme, la victime enfle au niveau du cou (merci le plastique), et une petite giclée de sang présage de la mort imminente.... Si vous voulez voir d'autres passages croustillants, et extraits de dialogue, je vous laisse allez faire un tour sur le site de référence des nanards cinématographiques. Comme le biologiste (héros de l'histoire) capable de pouvoir se servir d'un sextant comme d'un microscope. Un monument du 7ème art je vous dis. N'est ce pas Ben ?

vendredi 20 mars 2009

Mon Club, mon amour


Oui je sais, ça dégouline d'amour, c'est beau mais c'est insupportable.Mais c'est çà ou rien, bande de mécontents perpétuels. Cette magnifique prose est issue d'un détournement de la chanson de Philippe Chatel, "Ma lycéenne". Que j'ai donc retravaillée les jours qui ont suivi notre défaite contre cette armée de fourbes sardines.

Rien qu'un dimanche au bout de la semaine
Et on nourrit de grands desseins
Et des crampons qui traînent
Au milieu de joutes sans fin
Parfois tu t’écries tu rouspètes
Par tes minots qui donnent le point
Ça met la polémique à ma fenêtre
Et l’Equipe s’en frottera les mains

Je te réponds ma phocéenne
Moi qui ne suis que St Germain
Tu veux quelqu'un qui te comprenne
Je te déteste j'essaie au moins

Derrière notre Paulo timide
Un peu de noir autour des yeux
Viens se cacher la peur du vide
Quand Bourillon entre en jeu
Dans notre rivalité on sème
Des polémiques qui servent à rien
Va pas taper sur notre Rothen
Tout seul il y arrive très bien

Je te réponds ma phocéenne
Moi qui suis le St Germain
Tu veux quelqu'un qui t’étreigne
Mes mains autour de ton cou j'essaie au moins

Même si ta vie commence à peine
T'as déjà plus envie de rien
Et ces branlées que tu étrennes
A chaque période de C1
Tes trophées sont qu’une mise en scène
du tuning sur la vénus de Milo
Et ta voix qui te dit "je t'aime"
ne trouvera personne en écho

Je te réponds ma lyonnaise
Moi le grand St Germain
Tu veux quelqu'un qui te comprenne
Bâillonne ton président, essaie au moins

Dans ce grand stade qui nous enivre
Où s’exprime la passion qui dérange
C’est sur toi que partent les tirs
De ceux qui te roulent dans la fange
Je n'ai pour toi que quelques lignes
Quelques mots écrits à la main
Mais à ton tour tu me fais signe
De partir sur le même chemin

Je te réponds ma parisienne
Moi qui bat pour le St Germain
Tu veux quelqu'un qui te comprenne
Je te comprends je t’aime au moins

Le temps passé m’a fait de la peine

Mais de nous il s’éloigne déjà
Et tes angoisses et puis les miennes
Viennent à se ressembler parfois

Je te réponds ma parisienne
J'aimerais rester en ton sein
Si un trophée quelqu’un ramène
Si c'était toi ce serait bien



Et petite précision : Paris est en 1/4 de finale de l'UEFA depuis hier soir. 8 matchs sans défaite avec toi Flo', on est invincibeul.

mardi 27 janvier 2009

Sapin Circus


Mes enfants bonjour.
Décidément, la vie est une salope. Non contente de nous enlever l'équivalent teuton du lexomil pas plus tard que le mois dernier, elle vient de frapper une autre de nos idoles, musicale celle-ci : Gérard Blanc. Oui, celui là même qui enflamma nos tympans avec son "Une autre histoire", puis "Du soleil dans la nuit". Qui de notre génération, ou de celle de Sophie (d'avant, donc) n'a pas siffloté ou hurlé ces chansons ? Je vois à vos sourires gênés que vous n'assumez pas vos côtés obscurs musicaux. Qu'à cela ne tienne, je me ferai le porte-étendard de ces accointances enfouies envers ces chansons délicieusement ringardes, vous le savez.
Bon Gérard, tu taperas la bise à C Jérôme là haut. C'est con, tu devais faire une tournée des stars des années 80. Lâcheur.
Et pour terminer, voilà de quoi vous raviver des souvenirs, et plutôt deux fois qu'une.

vendredi 16 janvier 2009

Six feet unDerrick



Mes enfants bonjour.
Vous connaissez ma tendresse pour les héros un peu has-been, les icônes défraîchies et certains artistes un peu désuets. Et il m'a fallu au moins 1 bon mois pour digérer le décès d'un incontournable du PAF : l'inspecteur Derrick, qui nous a quitté donc. Toujours enclin à nous surprendre, il tenait son arme de la main droite. Et il l'a passé à gauche. Paix à son âme. Derrick c'était un peu le folklore allemand, au même titre que la choucroute, la bière et cet enfoiré de dentiste d'Harald Schumacher. Car oui, il m'est arrivé de visionner quelques passages de ces enquêtes aussi palpitantes que lui maintenant (oui, c'est de l'humour noir, çà va hein). Et alors ? Ben alors Derrick c'est un fou. D'abord, parce qu'il est jamais violent (malgré son nom. Ou alors il ne s'appelle pas Tapper). Ensuite parce que c'est un puits à idée (d'où le nom de la série je suppose). Car à son époque, pas d'ordinateur ni de labo ultra sophistiqué pour l'aider dans ses enquêtes. Il a un adjoint, un peu trouillard (qui s'appelle Wepper, ce qui explique cela), pour l'épauler, comme si celles de ses vestes ne suffisait pas. Il lui suffit de rien à Derrick pour épingler le scélérat, une empreinte de sourcil, une lettre tapée à la machine, le scénario de l'épisode.... Derrick, c'est un peu la Panda de l'enquête policière en quelque sorte huhu.
Mais maintenant, Horst, comment on va faire pour somnoler après le déjeuner, hein ?

Et puis surtout, cet inspecteur a beaucoup plus d'humour que notre Johnny national : il ne s'est pas offusqué quand les Fatals Picards lui ont rendu un vibrant hommage....

PS : mieux vaut tard que jamais, alors bonne année à tous !

vendredi 19 décembre 2008

Paris Est Magique


Mes enfants bonjour.
Oui, juste pour frimer, une fois n'est pas coutume. On est qualifié pour l'arrondissement de Neuilly de la coupe de l'UEFA (les quenelles diront que c'est la Champion's League du pauvre. Je leur rétorquerai qu'on sait nous ce que c'est qu'une une finale de coupe d'Europe. Et remportée en plus. Hin hin).
Voilà, Shura, t'es foutu, tu vas te coltiner les deux matchs avec moi ! Il nous a bien eu le Paulo quand même, il le savait qu'on allait éclater du hollandais ce soir....
Que Bernard nous protège.

lundi 8 décembre 2008

C'était si Chapman


Mes enfants bonjour.
Aujourd'hui je vais vous relater le concert auquel j'ai assisté vendredi soir à Lyon. C'était le concert de Tracy Chapman mais surtout de Joseph Arthur qui devait faire la première partie (suite à un nouvel album, que je chroniquerai un peu plus tard). Je vais donc commencer par Joseph. Et là à mon grand regret, je me dois d'être partagé. Parce que musicalement, c'était très bien, il était seul avec sa guitare et son harmonica et il a commencé par Mercedes :rhââââ lovely:. Oui mais cela ne fait pas tout. Parce que question relation publique, c'était le néant absolu. Déjà son accoutrement : écharpe et casquette vissée sur la tête, et les yeux vers les pieds (bon en même temps j'étais assez loin dans l'amphi, oui c'était un amphithéâtre de congrès). Il a à peine dit qui il était, assorti d'un bonsoir, 20 mn de show et cassos. Bon la salle n'était pas non plus venue pour lui (exception faite de moi), et çà se sentait un peu quand même. Je m'en fous, il part en tournée en 2009 avec son groupe, je le raterai pas. Voilà pour Joseph.
Passons à Tracy maintenant. Bon là encore surprise agréable : elle joue toute seule avec sa guitare. Je passerai sur les cris hystériques qui accompagnèrent son arrivée sur scène. Pour faire Pépin, la première partie de son show était assez pantouflard à mon sens (qui était fortement émoussé par la soirée labo de la veille). Puis vint une reprise de Ike et Tina Turner (elle même reprise d'un morceau de Creedance Clearwater Revival, merci Shura) et là, la claque sonore : quand elle pousse un peu sa voix, elle envoie pas qu'un peu la Tracy. Donc là déjà, la salle était en transe (moi excepté, ne me départissant jamais de mon flegme légendaire). Puis une reprise gospel inconnue. Et en guise de bouquet final, deux de ses tubes les plus connus, à savoir "Talkin' about a revolution" et "Baby I can hold you", le tout agrémenté d'un rappel tonitruant sur lequel elle demanda au public ce qu'il voulait qu'elle joue. Je passe sur les cris désespérés et les bastons de décibels pour imposer telle ou telle chanson. On s'en est tiré avec un "Telling stories" et une reprise de Bob Marley, "Get up Stand up".
Pour ce qui est de la partie technique, rien à dire, Tracy assure avec sa guitare. Mais le plus bluffant pour moi fut sans doute le passage où elle fit un morceau de blues à la guitare électrique. Respect.
Voilà, du coup ce concert va me faire me pencher un peu sur sa discographie que je ne connais que superficiellement.

dimanche 30 novembre 2008

La fondue d'Hercule

Mes enfants bonjour.

Oui, vous trépigniez d'impatience, me laissant choir sur le dos le lourd poids de la culpabilité d'aller affuter ma plume sur des blogs plus accortes....

Alors quoi de plus normal pour se réconcilier que de faire un bon repas tous ensemble, mmm ? C'est pourquoi je vous présente Roger Jolifessier, cousin de Paul Bocuse, qui viendra de temps en temps nous donner quelques idées de mitonnage d'ingrédients.


- « Mon cher Roger, welcome here

- Salut Georges !

- Alors qu'allez vous nous préparer aujourd'hui ?

- Une magnifique fondue de poireaux.

- Bien, bien tout un programme donc. Et quel est le protocole de cette recette ?

- Tout d'abord il vous faut un détective.

- ????

- Oui mais pas n'importe lequel, de préférence célèbre, comme celui qui agaça Christine, Hercule. Une fois le mécréant attrapé, vous le déchaussez.

- Une fois pour deux personnes donc ?

- Oui oui, ou pour 4 si vous comptez mettre des patates en accompagnement. Une fois la botte obtenue, vous la débitez en tronçons, on nettoie tout çà et hop, on déshabille tout çà avec du beurre, environ 30 grammes.

- Donc on fout çà « à poêle » pendant combien de temps ?

- Bien 20 minutes, couvert et en remuant régulièrement hein. Une fois que les poireaux sont bien colorés, hop on ajoute sel, poivre, une bonne cuillerée à soupe de moutarde forte ainsi que deux autres de crème fraîche épaisse. Et on laisse mijoter en remuant pendant un petit moment, 10 minutes si le reste du plat est prêt, plus longtemps si comme vous et moi on est un peu à l'arrach' niveau organisation.

- Très bien, et l'accompagnement alors ?

- Tout un éventail d'accompagnement s'ouvre alors à vous. Je citerai simplement le poisson en papillote notamment.

- Des précautions à prendre dans cette recette ?

- Oui, si jamais vous sentez que votre fondue vous échappe, que vous en perdez le contrôle, n'hésitez pas à l'accrocher. Et si les gens ne vous croient pas lorsque vous sortez une pizza du congèl pour réparer ce plat raté, montrez leur la vidéo de votre recette. Car on filme souvent en fondue enchaîné.

- Hem.

- Oui c'est cela, à bientôt Georges

- Et bon appétit bien sûr.


(Oui, je sais, ce blog est foutraque. Et alors ?)

lundi 10 novembre 2008

Laisse les tas de tôles à Venise

Mes enfants bonjour.
Aujourd'hui nous allons parler panda. Non pas de ce mignon petit animal amateur de bambou, mais de sa version mécanique, née de l'imagination fétide de designers désaxés. Oui, vos regards pleins d'effroi me font comprendre que vous avez saisi : il s'agit de la Fiat Panda. Le bloc soviétique avait la Lada, l'occident la Panda. Alors que dire de cet amas de tôle ? Tout d'abord, que c'est une voiture fiable. C'est une fiable panda. Et on peut reconnaître les propriétaires de Panda assez facilement, puisqu'à l'instar de leur véhicule, ils (enfin surtout elles) démarrent au quart de tour. Ensuite d'abord peu commodes, elles s'avèrent relativement serviables, pour peu qu'on sache les manoeuvrer. Ce qui relève de l'exploit, parce qu'elles détestent être assistées, comme la direction de leur bolide chéri....









Cherchez les 7 différences.... C'est à s'y méprendre hein ?

Voilà pour aujourd'hui !!
Ah et pour terminer, je suis très pris par ma nouvelle activité rédactionnelle au sein du Glas, donc je suis moins disponible pour mon blog. Tant que je n'aurai pas trouvé l'équilibre entre les deux, les publications sur le blog seront un peu espacées ;)