mercredi 11 juin 2008

A l'est du nouveau


Mes enfants bonjour (© Mr Manatane). Aujourd’hui nous allons parler d’un animal qui nous tient compagnie lors de nos nombreux déplacements en transports en commun ou lors de nos longues soirées d’hiver : le bouc. Oui je sais c’est drôle. Bref, je vais donc m’entretenir avec vous du dernier bouquin que j’ai lu : « La part de l’autre » d’Eric-Emmanuel Schmitt. Non, ce livre ne parle pas d’une histoire de meurtre sordide lié à une découpe malheureuse sur la fève lors de la fête des Rois. L’auteur raconte en fait la vie d’Hitler. Ou plutôt deux vies d’Hitler : celle, réelle, à partir du moment où il se fait refouler de l’académie des Beaux-Arts de Vienne (Hitler étant autrichien donc au départ) et celle imaginée si justement il avait était admis. Et on voit donc l’évolution du même personnage. Ce bouquin fait tomber pas mal de clichés sur le personnage (notamment son antisémitisme supposé de base) et en fait montre une chose horrible et relativement glaçante, très bien relatée dans la post-face du bouquin rédigée par l’auteur : Hitler est un homme. Comme vous et moi. Juste que ses certitudes et ses pulsions étaient différentes des miennes ou des votres. En gros, on le pointe comme un monstre pour se dédouaner du fait qu’il appartient à notre race, la race humaine. Et plus loin encore, qu’au vu des deux vies relatées dans le livre, on a tous un côté très noir qui pourrait sortir au hasard d’une situation (pour Hitler, ce sera la défaite de l’Allemagne lors de la guerre de 14-18). Et çà, c’est assez effroyable, et surtout pas facile à accepter. Pour terminer, je paraphraserai l’auteur, qui disait que le fait d’humaniser Hitler ne justifiait en rien les horreurs commises, mais les gens se servent de cet argument caduc pour exclure ce genre de personnage du genre humain. Parce que c’est bien plus confortable que de se dire qu'on en est peut-être un en puissance.

Donc pour terminer, je voudrais remercier la personne qui m’a prêté ce bouquin, et en hommage, je mets sa photo !

3 commentaires:

Bibou a dit…

Et ce procédé littéraire porte le nom d'uchronie...

C'était la minute inutile du (pas encore) Dr Biboupède...

En tout cas, si tu fais des stats sur les commentaires que laisse les gens sur ton blog, cher ami, tu pourras noter qu'il n'est plus question que tu nous parles de musique (tout le monde connait tes goûts douteux) et je viens de sauver la mise à ta chronique littéraire en y inscrivant son premier commentaire...

bisous espèce de payday...

Grégoire a dit…

Du coup le monde doit-il avoir peur de ta relation à l'affaire Curbelo?
Ou de la signature de Grégory Coupet?
Rassure-nous, tu n'es pas peintre dans l'âme?

Dr Georges Cloonesque a dit…

mmm, certains te diront que j'ai joué dans une équipe de peintres (H1N1). Mais le monde peut me craindre oui, surtout s'il joue au foot contre moi avec un maillot lyonnais ou nancéen ^^